Le Spacepafpaf est un pistolet laser très rudimentaire, mais suffisant pour neutraliser des monstres pas bien méchants. c’est aussi le pseudo de Laurence Gonry.
Spacepafpaf nous propose une submersion dans un univers ludico-angoissant fait de mixes visuels. Elle travaille essentiellement la gravure sur bois et la gravure sur linoléum. Les cibles visées sont avant tout les dérives de la mythologie contemporaine.
Dans les gravures de Laurence, la parodie s’en donne à cœur joie.
C’est en quelque sorte Alice au pays de Dracula, Candy au service du diable et Petzi chez les cannibales.
Les références à des littératures, des images médiévales ou encore à des filmographies de série B foisonnent dans un délire gentiment poétique autant que débridé.
Fascinée par l’univers du cinéma fantastique et l’atmosphère inquiétante des films noirs des années cinquante, Laurence Gonry a commencé par s’approprier leurs personnages principaux qu’elle a transposés dans le règne animal où les chats et autres ours amuseurs ont pris la place des supers héros. Ses premières historiettes racontaient de quelle manière “Superwoman”, transformée en “Katie Eyes, prétendait nous sauver des invasions terrestres.
Formée à la gravure, Laurence Gonry mélange les techniques d’impressions. ses personnages sont gravés dans le bois et dans le linoléum.
Sa nouvelle série “Démons intérieurs” met en scène des créatures et des plantes improbables se débattant avec la bouche de l’enfer. A chaque planche de spéctateur est libre d’imaginer son scénario.
“Cluedo” présente les personnages classiques du célèbre jeu mais bien plus décalés et déjantés que la version originale.